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LE CINEMA
Notons qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma aujourd'hui.
Le principe d'une histoire avec des images en mouvement ne définit pas la totalité du cinéma, il existe en effet des films sans « histoire ». Ainsi, des œuvres expérimentales comme Koyaanisqatsi, des documentaires (certains sont cependant « scénarisés », les documentaires-fiction), ou encore des films de poésie ou abstraits (Un Chien andalou).
Il a été donné de voir des films sans mouvement apparent de composés de photographies filmées, des films sans tournage (les films d'archives, ou les films expérimentaux, des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images.
Le mot « cinéma » désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés.
Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, comme la bande dessinée est dénommée neuvième art, et la prestation des acteurs huitième art.
À ses débuts, le cinéma était muet, il n’y avait donc pas de son en synchronisation à l’image. Plus tard on y intégra des mélodies pour accentuer les émotions et finalement, la technologie d’encodage du son sur le bord de la pellicule photo apparut. Puisqu’au début le son n’était pas présent, le réalisateur devait donc « raconter » des histoires avec le moins de dialogue possible. Le but était de montrer les sentiments des personnages uniquement par l’image. Cela rendait donc le jeu de l’acteur tout comme la bonne observation et direction du réalisateur très importants. Les acteurs et réalisateurs devaient trouver les bonnes expressions du visage à prendre en plan. Après l’arrivée du son lié à l’image, beaucoup de réalisateurs tels que Fritz Lang (qui avait baigné dans le muet) et Alfred Hitchcock ont continué à créer en montrant davantage les choses qu'en les disant. Hitchcock disait d'ailleurs détester les films qui étaient des photographies de gens qui parlaient, et vouloir faire des films qui soient des photographies de gens qui pensent.
Pour exemple le film « Soupçons » (Hitchcock, 1941) où la quasi-totalité du film consiste à montrer les émotions de Lina Mclaidlaw (Joan Fontaine) grâce aux expressions de son visage.
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